Petite robe

« Julie, il faut vraiment qu’on y aille, là.

— Oui oui, deux secondes…

— Mais ça fait une demi-heure que je t’attends.

— Attends, j’ai presque fini.

— Je ne fais que ça, attendre…

— T’en fais pas, on sera pile.

— Ah non, à cette heure-ci ça va être galère…

— Mais non, ça va passer crème, tu vas voir…

— C’est bon ?

— T’en penses quoi ?

— Oui, c’est joli.

— Ah ouais…

— Quoi ?

— C’est tout ?

— Julie, ne commence pas…

— Non mais si t’aimes pas…

— Mais si ! Je t’ai dit que c’était joli.

— Oui, ‘fin, avec ce ton…

— Mais n’importe quoi… Allez viens, on y va. Tu prends le gâteau ?

— Non mais attends, vu que t’aimes pas je vais me changer, hein.

— Mais non ! »

Elle hausse un sourcil et repart dans la chambre sans rien dire.

« Julie, reviens ici tout de suite ! »

Elle claque la porte. Il roule des yeux et soupire. Il pose la bouteille qu’il tenait à la main sur le meuble de l’entrée et va à la porte de la chambre. Il frappe, doucement, et ouvre. La robe est par terre. Elle est en train de finir d’enfiler un vieux jean. Elle attrape une polaire qu’elle avait jeté sur le lit et l’enfile par-dessus le t-shirt qu’elle portait déjà aujourd’hui.

« Tu ne crois pas que tu abuses, là ?

— Quoi ?

— Ben on sort, quand même…

— Et ? On va chez Sophie et Alain, hein, pas chez Maxim’s.

— Mais elle était très bien ta robe.

— Non, j’ai l’air énorme dedans.

— Tu t’entends ? C’est quoi ce cliché à deux balles ?

— On y va ? Parce que là, on n’est pas en avance…

— Julie…

— Quoi ?

— Fais un effort, s’il te plaît.

— Ça veut dire que je m’habille comme un sac d’habitude ?

— Mais non…

— Non mais si môsieur a un sens du style si développé…

— Ça suffit, Julie… »

Elle fait un geste dédaigneux de la main et s’avance vers la porte. Il l’attrape par le poignet. Elle essaye de se dégager. Il la regarde dans les yeux. Elle lui retourne son regard.

« Change-toi.

— Non, c’est bon.

— Je ne te demande pas, je te dis.

— T’es chiant.

— Pardon ?

— Non mais c’est vrai, quoi…

— Un, tu surveilles ton langage ; deux, je t’ai dit qu’elle était bien ta robe, alors arrête !

— Ben t’avais tort, voilà.

— Bon… »

Il la tire vers lui et empoigne son jean. Il défait le bouton d’un geste sec, ouvre la fermeture éclair, et baisse le jean à mi-cuisses. Sans attendre, ni écouter ses protestations, il la coince sous son bras et lâche une volée de claques sur sa culotte. Elle se débat. Il la tient fermement et tire la culotte vers le haut, découvrant ses fesses encore relativement blanches.

« Arrête ! »

Il frappe de plus belle. Ses fesses, le haut de ses cuisses. Des claques rapides, impatientes. Le blanc devient vite rose sous ses attentions. Elle cède.

« Arrête… Arrête… Je vais me changer… »

Une dernière grosse claque en point final.

« Tu te dépêches…

— C’est toi qui perds du temps, là…

— Fichu pour fichu… Tu en veux encore ?

— Non, non… »

Il la laisse aller se changer. Une autre petite robe, la bleue qu’il aime bien.

« Tu n’auras pas besoin de ta culotte

— Tu abuses…

— Oui. »

Il sourit. Elle se penche pour l’enlever.

« Je ne l’aime pas, elle heurte mon sens du style, tu comprends…

— Pffff…

— Prête ?

— Ben…

— Quoi ?

— Cinq minutes, hein, il faut que je me remaquille, maintenant ! »

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