Désobéissance

Il marche d’un pas rapide, le visage fermé, la traînant presque par la main. Clairement, il est fâché. Elle trottine sur ses talons en priant à chaque pas de ne pas se tordre une cheville.

«  S’il te plaît…

— Alors là, non, tu rêves.

— Mais c’est pas si grave…

— Quand je te dis de faire quelque chose, tu le fais.

— Mais j’aime pas…

— Et ? C’est toi qui décides de tes punitions, maintenant ?

— Non, mais…

— Mais quoi, Julie ?

— Mais j’aime pas…

— Et c’est peut-être le but, tu ne crois pas ?

— Oui bah j’aime pas…

— J’ai compris ça, oui.

— Te fâche pas…

— Je suis déjà fâché.

— Oui mais faut pas…

— Tu me désobéis et tu penses que je ne vais pas être fâché ?

— Si mais…

— Mais ?

— Mais c’est juste une culotte…

— Je t’ai dit quoi avant de partir ?

— De ne pas en mettre…

— Il me semble même que je te l’ai enlevée.

— Oui…

— Et toi, tu es allée la remettre derrière mon dos.

— Je ne pensais pas que tu remarquerais…

— Ah bah ça aura duré un petit moment…

— Si tu n’avais pas les mains baladeuses, aussi…

— Pardon ?

— Non mais ça, je ne me plains pas…

— Et donc, tu pensais juste que je n’allais pas remarquer ? Tu comptais faire quoi en rentrant, t’éclipser vite fait pour l’enlever ?

— J’avais pas réfléchi jusque-là…

— Tu n’as pas réfléchi…

— Non…

— C’est peut-être le problème… »

Ils sont de retour devant la porte de l’immeuble. Un coup de badge plus tard, ils sont dans le hall. La porte se referme bruyamment derrière lui.

« Tu l’enlèves.

— Quoi, maintenant ? Ici ?

— Maintenant.

— T’es fou ?

— Tu vas me désobéir une deuxième fois ?

— Non, mais…

— Mais rien du tout. Maintenant.

— Mais si quelqu’un descend ou quoi ?

— Tu préfères qu’ils tombent sur une fessée ?

— Parle pas si fort !

— Je vais compter jusqu’à trois.

— Non, non, c’est bon… »

Elle se penche et, soulevant sa jupe le moins possible, fait glisser sa culotte le long de ses jambes. Elle a le feu aux joues. Elle lui fait passer ses pieds et lui la tend.

« Voilà… On peut ressortir, maintenant ?

— Non.

— Hein ? Mais… »

Il pointe l’ascenseur du doigt.

« On a deux-trois choses à régler avant.

— On pourra faire ça en rentrant…

— On est rentré, là.

— Non, s’il te plaît… Je serai super sage, et j’ai pas de culotte, déjà.

— Comme ça devait être quand on est sorti.

— Tu ne vas pas me faire me balader avec les fesses rouges, en plus…

— Ce ne sera pas la première fois.

— Moui… Mais là…

— Tu n’avais qu’à obéir. »

Il appuie sur le bouton d’appel. Les portes s’ouvrent et il l’y emmène, la tenant par le bras. Déjà qu’en temps normal, les ascenseurs, elle n’aime pas trop ça… Elle n’en mène pas large. D’autant moins que les claques commencent déjà à tomber par-dessus sa jupe. Elle gémit, priant intérieurement pour que personne n’ait appelé l’ascenseur aux étages. Elle est sûre que tout l’immeuble entend le bruit des claques. Pourvus qu’ils soient tous chez eux, à écouter du hard-rock très, très fort. Avec sa fine jupe comme seule protection, elle sent que ses fesses sont déjà en train de rougir. Les portes s’ouvrent. Personne dans le couloir. Elle pousse un soupir de soulagement.

Il ferme la porte de leur appartement derrière eux et la mène jusqu’à la chambre. Sa brosse à cheveux est restée sur sa table de nuit. Il s’assoit sur le lit et lui indique ses genoux. Elle s’y love sans résister, soulève même sa jupe, espérant un peu de clémence. Le bois froid soulage très temporairement ses fesses déjà endolories. Il lève la brosse.

Une fois au coin, les mains sur la tête, des larmes coulant encore sur ses joues, les fesses comme un pivoine, elle l’entend approcher.

« Sur les sites que tu m’as montré, là…

— Oui ?…

— Ça a l’air assez commun, les plugs, ce genre de choses…

— Moui… Peut-être…

— Il paraît même qu’on peut sortir se balader avec. »

Elle rougit, se mord la lèvre et tourne la tête vers lui. Il a un grand sourire.

« Sans la culotte, ce sera déjà assez, je t’assure…

— Tu as voulu te ficher de moi, je ne vais pas laisser ça passer.

— Mais tu m’as punie…

— Oui, et donc je peux espérer que tu ne désobéiras plus ?

— Oui…

— Donc on va ressortir, et on va aller faire un petit tour dans un sex-shop, te trouver un joli petit cadeau.

— Très, très petit… S’il te plaît… »

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