Pensive

On reflexion, Karen told herself, maybe that young waitress was just doing her job, and there was no need to throw abuse at her and make her cry. The chef storming out of the kitchen and pulling her over his lap for a sound, humiliating public spanking had certainly made his point very clear. As she stared at the corner she had been told to stand in, she wondered which was the most painful, her red, throbbing bottom or the stares and snickers of the other diners in the restaurant…

Prince Charmant

Oh, il est beau, son prince charmant

Il est très drôle et sûr de lui

Il est bien fort, évidemment

Puis il est doux, parfois, aussi


Sa princesse, elle, est plus taquine

Reçoit souvent, pour ses bêtises

Des punitions à la badine

(Qu’elle trouve d’ailleurs fort excessives)

C’est vrai qu’elle aime faire la maline

Et que pour elle, c’est gourmandise

Quand il la fesse comme une gamine

Pour grossièreté intempestive


Mais son beau prince la connait bien

Il joue le jeu, il temporise

Il sait bien qu’elle préfère ses mains

Peignant son cul couleur cerise

Le pire

« Alors, tu m’ignores ?

—Quoi ? Non, pourquoi ?

—Bah je sais pas, tu dis rien…

—Je suis juste fatigué.

—Oui, oui…

—Oh non…

—Quoi ?

—Julie…

—Quoi ?!

—Je le connais, ce regard.

—Quel regard ?

—Le regard coupable…

—N’importe quoi…

—Je te connais, tu sais…

—Bah pas vraiment, apparemment…

—Quand tu veux de l’attention, tu fais des bêtises…

—Tu crois ?

—Je sais…

—Donc si j’avais de l’attention, je ne ferais pas de bêtises, oui ?

—Bah c’est logique.

—Donc si j’en fais, des bêtises, c’est de ta faute…

—Hein ?

—C’est la faute à ton manque d’attention. CQFD…

—CQ rougi, surtout…

—Ah bah non. Si c’est pas de ma faute, c’est pas moi qui me ferais punir, hein.

—Et qui l’a faite, la bêtise ?

—Bah quelle bêtise, d’abord ? J’ai pas vu de bêtise, moi…

—Julie…

—Oui mon choupinet ?

—Qu’est ce que t’as fait ?

—Rien qui vaille la peine d’en parler, vraiment…

—Ah si, si…

—Ah non, non…

—Julie, plus tu attends, pire ce sera.

—Tu sonnes comme Yoda.

—Ne change pas de sujet…

De sujet, ne change pas, mmmmmmh?»

Sans un mot, il la prend par le poignet et la bascule sur ses genoux. Pas trop tôt… Il se ramollit avec l’âge, clairement. Ou peut-être qu’il aime ça, la faire attendre… Ah le petit saligaud… Est-ce qu’il sait ? Non, s’il savait il ne l’aurait pas ignorée si longt— « AIIIIE ! »

La claque est dure. Sa robe est légère. Pas vraiment de saison. La culotte, pas rembourrée non plus, c’est comme s’il n’y en avait pas. Les gifles s’abattent l’une après l’autre. Droite, gauche, droite, gauche, les fesses, les cuisses…

« Mais c’est pas juuuuuste !

—Quoi ? Qu’est ce qui n’est pas juste ?

—Tu ne sais même pas pourquoi tu me punis !

—Je sais qu’il y a quelque chose, et le plus tôt tu l’admets, le moins pire pour tes fesses…

—C’est pas du bon français ça, “moins p—” AIIIIE!

—J’attends ? »

Elle sent sa main qui se glisse sous sa robe, la soulève et la retrousse. Il tire sa culotte vers le haut, révélant un peu plus de ses fesses déjà meurtries. Elle ne dit rien. Si elle l’admet, ce sera pire. Il va se lasser… A fesses vaillantes, rien d’impossi—« AIIIIE ! Pas si fort…

—J’attends, Julie…

—Bah attends, attends… Il va arriver, Godot, t’en fais p—AIIIIIIIE ! »

Bon, il est fâché… C’est pas une brute, d’habitude, mais sa main se fait lourde. Claque après claque après claque, ses fesses sont de plus en plus brûlantes, et sa volonté de moins en moins forte. Elle sent les larmes qui lui coulent le long des joues. Il fait une pause, prend la culotte par l’élastique et la baisse d’un geste vif. Elle serre les dents. Il attend un moment. Pour lui donner une chance, peut-être ? Ou peut-être pour admire son ouvrage. Les hommes et leur fierté, pfff…

La fessée est soudaine, et le répit vite oublié. Il accélère, lui laisse à peine le temps de reprendre son souffle entre les gifles, les larmes et les gémissements.

« Dernière chance, Julie, après c’est la brosse…

—Mais…

—Pas de mais ; qu’est-ce que tu as fait ? » Il ponctue chaque mot d’une nouvelle claque.

« Je… »

Il pause, la main levée.

« Oui ?

—Tu sais avec la Covid et tout…

—Oui ?

—Ça fait longtemps qu’on a pas eu d’invités…

—Oui, et ?

—Bah…

—Non…

—Si…

—Non, Julie, non ! Non, non, non, non, non !

—Euh…

—Combien de temps ?

—Une… une semaine ? Peut-être un peu plus… ?

—Une semaine ??

—Mais je l’aime bien, moi ta mère… »