Rien de rien

« T’abuses…

— Moi j’abuse ?

—Voui…

—Et en quoi, s’il te plait ?

—Euh, mes fesses ? 

—Oui, et ?

—Et tes mains qui les tapent, mes fesses !

—Je vois toujours pas en quoi j’abuse ?

—J’ai rien fait !

—Ah oui ?

—Rien…

—Ah bah c’est un comble… 

—Bah oui, hein… Cette fessée, là, c’est de l’abus !

—Mmmhm… »

Sa main s’abat une fois de plus sur la croupe déjà rougie de la demoiselle.

« Mais arrête ! 

—De ?

—De me fesser !

—Non.

—Mais… !

—Mais rien du tout, Julie. »

Une autre claque, plus forte.

« Mais si ! Arrête ! J’ai rien fait !

—On est d’accord.

—Tu te fiches de moi, Thomas ??

—Ah non, je te prends très au sérieux, ma chérie… »

Il attrape sa culotte et la baisse en deux mouvements secs qui font rebondir les petites fesses de sa victime. Elle s’agite et remue, ce qui ne fait qu’amplifier le spectacle qu’il apprécie. Il la fesse de nouveau, à pleine main, laissant une marque brûlante. Elle gémit.

« Maaaais ! C’est pas juuuuste ! 

—Tu n’as rien fait, oui oui…

—Alors arrête !

—Non.

—Thomas…

—Tu n’avais rien à faire ?

—Quoi ? »

La claque la fait bondir. Sur le haut des cuisses, sèche et soudaine.

« Tu m’avais promis que tous tes dossiers seraient bouclés, oui ? »

Elle ne dit rien. Une autre claque. Une autre, cinq, dix.

« Oui ! 

—Oui quoi, Julie ? 

—Oui, j’avais promis… 

—Et ?

—…

Et ?

—J’ai rien fait…

—Vu le pot de glace vide, les canette de coca et l’état du salon, t’as passé la journée devant la télé, je me trompe ?

—Non…

—Non quoi ?

—Non tu te trompes pas… 

—Et donc, cette fessée, tu la mérites ?

—Bah oui mais…

—Mais quoi ?

—C’est pas de ma faute…

—Ah oui ?

—C’est de la faute à Netflix…

—Ah ça, quand tes fesses seront de la couleur du logo, on verra ce que t’en dis ! »

Elle fait la moue.

« Tu vas pas annuler l’abonnement, hein ?

—Oh non, t’en fais pas, tu regardes tes séries, et moi je profite d’un autre spectacle… »

Sa main frappe, Juli sens ses fesses qui gigottent. Clairement, il y gagne, le saligaud.

Premières fois

« Alors, heureuse ?

—Oui oui…

—Bah quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?

—Ben rien, rien…

—J’ai fait comme tu voulais, non ?

—Oui oui…

—Sur les genoux, à la main d’abord…

—Oui, c’était bien…

—Et pas trop fort au début, puis progressivement plus intense.

—Mmmhm, voui.

—Et j’ai gardé ta culotte un peu plus longtemps, t’as vu ?

—Oui, j’ai remarqué…

—Ça prolonge un peu…

—Oui, enfin, t’aimes ça, aussi, Thomas…

—Oui, j’aime bien… Le rouge qui apparait petit à petit quand je la baisse…

—Il est fier…

—Bah oui, non ?

—Sûrement…

—Bah pourquoi t’es pas contente, alors, Julie ?

—J’ai pas dit que j’étais pas contente…

—T’avais dit pas la spatule, alors j’ai fait avec ton petit paddle.

—Ah bah je sais, je le sens encore…

—En cuir, tu préfères, non ?

—Oui oui…

—Ça fait de jolies marques, en plus

—Tu trouves ?

—Ah oui, j’aime beaucoup

—D’accord…

—Bon… C’est les coups sur les cuisses, c’est ça ? C’était trop fort ?

—Ben non, ça change, c’est bien.

—C’était trop long ?

—C’est jamais trop long…

—Trop court ?

—Ben non…

—Trop fort, pass assez ?

—Non, Thomas, d’accord ? C’était bien, exactement comme j’avais demandé.

—Bon, bah je comprends pas.

—Y a rien à comprendre.

—Bah essaye, Julie…

—Bon… C’était… Un peu trop comme je voulais…

—Pardon ?

—Ben c’est pas drôle quand c’est prévisible, quoi. Y a pas de surprise.

—Mais…

—C’est comme voir un film à suspense une seconde fois, c’est moins excitant quand tu sais ce qui va se passer.

—Tu te fiches de moi ?

—Bah non… Ce que j’aime, quand tu me fesses, c’est que c’est toi qui commande, c’est toi qui gères… Si je te dis quoi faire, c’est pas pareil…

—…

—Sois pas fâché, Thomas…

—Chuis pas fâché…

—T’as l’air fâché… Tu veux un bisou ?

—Oui… »

Elle l’embrasse.

« Là, ça va mieux ?

—Moui…

—Bah… Dis-moi, Thomas ? Qu’est ce que tu veux ?

—Je vais te dire ce que je veux… »

Il passe son bras autour d’elle et la bascule sur ses genoux, ses fesses encore rouge, encore nues, bien en évidence.

« On va voir si tu peux prédire ce qui va se passer… »

Alors que la première claque de la seconde fournée s’abat, elle sourit. Il apprend vite, celui-là !

Juste un café

« Un café ?

—Non, merci. 

—T’es sûr ?

—Bah oui, pourquoi ?

—T’as l’air fatigué.

—Ah bah merci, ça fait plaisir.

—Ben les mensonges, c’est non, Thomas, alors je dis la vérité… 

—Ça ne t’oblige pas à dire tout ce qui te passe par la tête…

—Tellement ronchon…

—Mais non, je suis pas ronchon.

—Grognon, alors ?

—Julie, arrête, si je suis grognon ce sera de ta faute.

—Des excuses, toujours des excuses… P’têt que tu devrais prendre un café ?

—Dis, Julie ?

—Oui mon cœur ?

—Tu cherches.

—Non non.

—Tu cherches, c’est pas une question.

—Je cherche rien du tout, je te propose un café.

—C’est quoi cette obsession avec le café, tout à coup ?

—C’est pas un obsession, c’est de la politesse.

—…

—Quoi ?

—Ben je sais pas, Julie, j’attends de savoir.

—Je vois pas comment je pourrais faire une bêtise qui ait un rapport avec le café, hein.

—On ne sait jamais, tu sais toujours me surprendre…

—T’es méchant… Je voulais juste te faire plaisir, je sais que t’adores le café…

—Euh… Oui ?

—Ça te rend de bonne humeur, tout ça…

—Mais encore ?

—Bah ptêt que tu serais moins fâché…

—Et voilà, on y est…

—Bah c’est pas d’ma faute…

—Julie…

—J’ai un peu oublié les impôts…

—Un peu ? On est mi-Novembre !

—J’ai un peu oublié de payer le gaz aussi…

—Julie !

—En fait, j’ai un peu oublié toutes les factures ce mois-ci…

—Tu plaisantes ?

—Bah je pensais les avoir payées, moi… C’pas d’ma faute… »

Il soupire. Il ferme les yeux et se pince l’arête du nez. Elle baisse les yeux et ne dit rien. Déjà qu’il est pas content, elle ne va pas en rajouter. Elle sent déjà un picotement lui démanger le derrière, comme un présentiment. Sauf qu’il n’y a pas besoin d’être voyante pour savoir ce qui va lui arriver. La seule question c’est si ca va être à la brosse ou à la ceinture.

« Vas chercher la brosse… »

Ah bah maintenant, elle sait…

« Celle en bois. »

Rhooo… Elle déteste celle en bois. Elle fait mal, celle-là. Non pas que l’autre caresse comme la brise, mais celle en bois, elle est pas gentille.

« Et prends ton ordi portable aussi, tu vas faire toutes les démarches pendant que je te fesse !

—Euh… tu veux pas un café d’abord ? »

Parfum

Il sent bon. C’est un peu étrange d’y penser maintenant, lovée comme elle est sur ses genoux, la culotte a mi-cuisses, les fesses en feu. Mais il sent bon. Le bruit de sa main s’abattant sur sa croupe emplit le salon, et elle pousse des gémissements de douleur, des petits cris de honte et des murmures de plaisir. Mais c’est à son parfum qu’elle pense. Elle imagine sa peau contre la sienne, quand il lui fera l’amour une fois ses transgressions pardonnées. Elle ne sait même plus ce qu’elle a fait cette fois-ci —il le lui rappellera bientôt, il aime sermonner quand il la punit. Mais après, il la prendra dans se bras, nue, peut-être, et la prendra tout court sur le lit. Ou le canapé. Ou la table de la cuisine. Elle frissonne. Sa peau contre la sienne, sa main dans ses cheveux, son parfum, sa sueur, ses lèvres. Son cul brûle, la main tombe et tombe et tombe. Elle l’imagine la serrant fort. Elle est trempée, elle le sait. Il peut le voir, c’est sûr. Elle aime ça. Elle se cambre, s’offre à ses mains. Elles lui font mal. Elle aime ça. Il sent bon et elle, elle a envie de lui.

Elle sent bon. Elle sent toujours bon, d’ailleurs. Elle sent bon quand il l’embrasse au réveil, elle sent bon quand il rentre le soir, elle sent bon quand elle minaude et se presse contre lui, espérant échapper à sa fessée. Qu’est-ce qu’elle a fait, déjà ? Là, perdu dans le moment, il ne s’en souvient même plus. Ses fesses rebondissent, se serrent et rougissent au fur et à mesure que sa main frappe. Elle sent bon. Son parfum, ses cheveux, son entrejambe qu’elle ne cache plus, toute pudeur oubliée. Il a envie d’elle. Elle mérite sa punition, ça, il le sait, mais une fois pardonnée, il la prendra dans ses bras, nue, peut-être, et la prendra tout court sur le lit. Ou contre le mur. Ou dans la douche. Il la sent frissonner. Il imagine sa main caressant son dos, ses jambes, ses fesses encore brûlantes. Il imagine ses lèvres baisant son cou, la chaleur de sa peau, son parfum, sa chaleur. Elle gémit tandis que sa main tombe. Elle frisonne. De honte ? De plaisir ? Elle est presque à bout, presque pardonnée. Il passe sa main entre ses cuisses. Elle gémit plus fort. Il veut se perdre dans ses bras, dans son parfum. Une dernière claque, un dernier gémissement. Il la relève et l’embrasse, goûtant le sel de ses larmes sur ses lèvres.

Dieu qu’elle sent bon.

Prince Charmant

Oh, il est beau, son prince charmant

Il est très drôle et sûr de lui

Il est bien fort, évidemment

Puis il est doux, parfois, aussi


Sa princesse, elle, est plus taquine

Reçoit souvent, pour ses bêtises

Des punitions à la badine

(Qu’elle trouve d’ailleurs fort excessives)

C’est vrai qu’elle aime faire la maline

Et que pour elle, c’est gourmandise

Quand il la fesse comme une gamine

Pour grossièreté intempestive


Mais son beau prince la connait bien

Il joue le jeu, il temporise

Il sait bien qu’elle préfère ses mains

Peignant son cul couleur cerise

Le pire

« Alors, tu m’ignores ?

—Quoi ? Non, pourquoi ?

—Bah je sais pas, tu dis rien…

—Je suis juste fatigué.

—Oui, oui…

—Oh non…

—Quoi ?

—Julie…

—Quoi ?!

—Je le connais, ce regard.

—Quel regard ?

—Le regard coupable…

—N’importe quoi…

—Je te connais, tu sais…

—Bah pas vraiment, apparemment…

—Quand tu veux de l’attention, tu fais des bêtises…

—Tu crois ?

—Je sais…

—Donc si j’avais de l’attention, je ne ferais pas de bêtises, oui ?

—Bah c’est logique.

—Donc si j’en fais, des bêtises, c’est de ta faute…

—Hein ?

—C’est la faute à ton manque d’attention. CQFD…

—CQ rougi, surtout…

—Ah bah non. Si c’est pas de ma faute, c’est pas moi qui me ferais punir, hein.

—Et qui l’a faite, la bêtise ?

—Bah quelle bêtise, d’abord ? J’ai pas vu de bêtise, moi…

—Julie…

—Oui mon choupinet ?

—Qu’est ce que t’as fait ?

—Rien qui vaille la peine d’en parler, vraiment…

—Ah si, si…

—Ah non, non…

—Julie, plus tu attends, pire ce sera.

—Tu sonnes comme Yoda.

—Ne change pas de sujet…

De sujet, ne change pas, mmmmmmh?»

Sans un mot, il la prend par le poignet et la bascule sur ses genoux. Pas trop tôt… Il se ramollit avec l’âge, clairement. Ou peut-être qu’il aime ça, la faire attendre… Ah le petit saligaud… Est-ce qu’il sait ? Non, s’il savait il ne l’aurait pas ignorée si longt— « AIIIIE ! »

La claque est dure. Sa robe est légère. Pas vraiment de saison. La culotte, pas rembourrée non plus, c’est comme s’il n’y en avait pas. Les gifles s’abattent l’une après l’autre. Droite, gauche, droite, gauche, les fesses, les cuisses…

« Mais c’est pas juuuuuste !

—Quoi ? Qu’est ce qui n’est pas juste ?

—Tu ne sais même pas pourquoi tu me punis !

—Je sais qu’il y a quelque chose, et le plus tôt tu l’admets, le moins pire pour tes fesses…

—C’est pas du bon français ça, “moins p—” AIIIIE!

—J’attends ? »

Elle sent sa main qui se glisse sous sa robe, la soulève et la retrousse. Il tire sa culotte vers le haut, révélant un peu plus de ses fesses déjà meurtries. Elle ne dit rien. Si elle l’admet, ce sera pire. Il va se lasser… A fesses vaillantes, rien d’impossi—« AIIIIE ! Pas si fort…

—J’attends, Julie…

—Bah attends, attends… Il va arriver, Godot, t’en fais p—AIIIIIIIE ! »

Bon, il est fâché… C’est pas une brute, d’habitude, mais sa main se fait lourde. Claque après claque après claque, ses fesses sont de plus en plus brûlantes, et sa volonté de moins en moins forte. Elle sent les larmes qui lui coulent le long des joues. Il fait une pause, prend la culotte par l’élastique et la baisse d’un geste vif. Elle serre les dents. Il attend un moment. Pour lui donner une chance, peut-être ? Ou peut-être pour admire son ouvrage. Les hommes et leur fierté, pfff…

La fessée est soudaine, et le répit vite oublié. Il accélère, lui laisse à peine le temps de reprendre son souffle entre les gifles, les larmes et les gémissements.

« Dernière chance, Julie, après c’est la brosse…

—Mais…

—Pas de mais ; qu’est-ce que tu as fait ? » Il ponctue chaque mot d’une nouvelle claque.

« Je… »

Il pause, la main levée.

« Oui ?

—Tu sais avec la Covid et tout…

—Oui ?

—Ça fait longtemps qu’on a pas eu d’invités…

—Oui, et ?

—Bah…

—Non…

—Si…

—Non, Julie, non ! Non, non, non, non, non !

—Euh…

—Combien de temps ?

—Une… une semaine ? Peut-être un peu plus… ?

—Une semaine ??

—Mais je l’aime bien, moi ta mère… »

Elven Kingdom Academy

Hey there people, long time no see! Les franchouillard(e)s, regardez un peu plus bas (en gras)

I haven’t been idle all this time; in fact, I was working on a game! And chapter one is now finished, yay!

You can find it on itch.io !

Here is a description:

Dark times are coming to the Elven Kingdom of Queen Elanil…

Play through a kinky adventure featuring lots of elves getting soundly spanked! Explore the Royal Palace, brave the Dark Forest and its newly-awoken monsters.

Discover the Royal Academy and its secrets, strict teachers and classmates to befriend, romance, and more!

This release contains the prologue and chapter one – the Academy

Chapter 2 coming May 2022!

Features:

  • A fantasy adventure full of characters to interact with!
  • Over 50 different spanking scenes
  • Choices that will affect the story
  • Monster to fight, secrets to unfold!
  • A developing story!
  • Gallery with over 100 pictures to unlock! 
  • Achievements and high scores
  • English and French version

This release contains the prologue and chapter one — it’s free! See the rewards if you want to support ^^

Pour les francophones, le jeu a une version française! Vous pouvez changer la langue dans les préférences. La traduction a sans doutes quelques problèmes par-ci par là (de genre, surtout, vu que le fichier de trad’ ne donne pas de contexte), mais elle sera mise à jour si je trouve quoi que ce soit ^^

And a few pictures

Douche

Sortant de la douche, elle prend une serviette et la passe doucement autour de sa taille. Le tissu frôle sa peau et elle frissonne, gémit à voix basse. Elle soupire. La douche froide n’a pas fait grand chose pour calmer la douleur des bleus sur ses fesses. Il y a été un peu fort…

Elle se tourne et relève la serviette pour jeter un oeil à sa croupe devant le grand miroir au mur. Aïe… Son pauvre petit cul… C’est pas possible d’avoir la main lourde comme ça… Oui, elle a encore oublié les factures, oui, elle a été un peu malpolie («Rhoo, tu vas pas m’emmerder avec ça…» si elle se souvient bien…), oui, elle a continué même quand il l’a prise sur ses genoux et commencé à la fesser («Oh non, p’tain !»). Oui, bon, elle était de mauvaise humeur, d’abord, et elle voulait qu’il continue un peu plus fort, un peu plus longtemps, ensuite.

Mais de là à aller chercher la brosse et de défaire sa ceinture ? Franchement…

Hésitante, elle tâte sa tendre chair. Aïe. La couleur est moins pivoine qu’avant la douche, mais elle est loin de son habituelle blancheur hivernale. Et puis les marques… Ça va rester un moment ça. Bon, elle n’avait pas prévu de sortir en bikini, heureusement. D’un doigt incertain, elle touche un des bleus, et immédiatement serre les fesses et gémit. AÏE.

«Julie ?» fait une voix derrière la porte de la salle de bains.

«Oui ?

—T’as bientôt fini ?

—Rho, ça va… Il est chiant aujourd’hui…

—Pardon ?»

Ah zut! Il n’a pas entendu, quand même ? Non… Il a plein de qualités, Thomas. mais c’est pas Superman, non plus…

«Presque, mon cœur !»

Mais déjà, la porte s’ouvre. Et il a déjà la ceinture à la main. Elle plisse les lèvres et pense: «Oh m…»

Dodo

Elle le regarde et soupire. Il a l’air si calme quand il dort.

Elle, elle ne dort pas très bien en ce moment. Elle a besoin d’un câlin, mais elle ne veut pas le déranger. Il marmonne quelque chose dans son sommeil ; ça sonne comme un «je t’aime, Julie» et ça la fait sourire. Enfin, ça sonnait comme un «bletem brulimgh», mais elle choisit de croire. La foi, c’est important. Elle soupire de nouveau. Bon, il y a un choix, une alternative : elle peut le laisser dormir, calme, en paix… Ou elle peut le réveiller et avoir de l’attention. Décisions, décisions…

En général, elle est gentille, elle est respectueuse, elle est trèèès sage. Mais là, elle a vraiment besoin d’un câlin. Et puis. il est 5h du matin, c’est pas si tôt ; il y a plein de gens qui se lèvent à 5h, non ? Elle se mordille la lèvre. Ah bah, une preuve de plus qu’elle est stressée ; ça vaut bien un câlin, c’est sûr ! P’têt même deux.

Mais elle hésite. Lui, il est un peu ours. Le poil, certainement, mais aussi la tendance à hiberner. Le sommeil, chez lui, c’est sacré. D’ailleurs, il abuse, et elle le lui dira, un jour. Huit heures par nuit, pfff… Et elle, alors, elle a le droit à huit heures d’attention ? C’est pas juste, voilà. Manquerait plus qu’il soit en train de rêver d’une autre femme. Ah, le salaud ! Elle souffle. Bon, le problème, c’est que si elle le réveille… il va être grognon. Il va être grognon et ronchon. Et ça, c’est pas une bonne combinaison.

Elle va se retrouver en travers de ses genoux, c’est sûr… La chemise de nuit (glamour suprême) retroussée, la petite culotte (coton, à poix, elle fait fort) baissée à mi-cuisses… Ce serait dommage… Elle la sent déjà, sa main qui s’abat sur ses pauvres fesses… La douleur, les petits gémissements… Elle ne peut pas s’empêcher, c’est réflexe ! D’ailleurs. rien que d’y penser… Ça aussi, c’est réflexe… Sa main se perd sous la couette. Enfin, façon de parler, elle sait exactement où elle va, sa main. Comme quoi, les mains…

Elle gémit, doucement, mais pas de douleur. Il s’agite dans son sommeil. Pff, il pense à qui, hein? Laurène? Carole ? Ah, le salaud… Elle, elle ne pense qu’à lui, qu’à ses mais qui la maintiennent en place, qui la punissent, qui la caressent, la cajolent… Sa respiration se fait haletante, elle frissonne et ferme les yeux. Elle imagine sa tête se perdant dans son cou, ses baisers sur sa nuque, ses mains qui la caressent, la bouche qui l’explore, sa peau contre la sienne…

«Julie ?»

Elle ouvre les yeux grand, surprise. Sa main se fige. Elle retient sa respiration quelques secondes. Il va se rendormir.

«Julie, tout va bien ?

—Oui, oui, mon coeur, rendors-toi

—Il est quelle heure ?

—Tôt, rendors-toi

—T’es sure?

—Oui…

—Tu veux pas un câlin ?

—Oh bah, si t’insistes…»

Comme quoi, certains jours commencent mieux que d’autres.